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Toutes les énergies sont concernées : de l’éolien à l’énergie solaire en passant par la géothermie, les énergies renouvelables prennent petit à petit de plus en plus d’importance sur le marché du travail. Enerconfort a l’honneur de vous annoncer que nous participons aux 300 000 emplois liés aux énergies renouvelables.

 

Les énergies renouvelables, un secteur ultra dynamique

Début mars, la Californie a produit tellement d’énergie solaire que les prix de l’électricité ont été négatifs pendant quelques heures. Cette situation n’est pas la première dans son genre et elle risque de se produire de plus en plus souvent au vu de la croissance exponentielle de la production en énergie renouvelable dans le monde. Entre 2002 et 2012, la production des énergies renouvelables toutes confondues a augmenté de près de 58%. En 2015, la production d’électricité grâce au renouvelable atteignait 1 849 gigawatts, soit une hausse de 8,7% par rapport à l’année précédente. L’énergie éolienne et solaire sont les secteurs qui connaissent la plus grosse croissance.

Ce développement est en partie propulsé par les pays émergents qui investissent énormément dans le secteur. La Chine a notamment déboursé près de 103 milliards de dollars, soit 36% des dépenses mondiales, dans la production d’énergie verte. Le Maroc, qui bénéficie d’un ensoleillement avantageux s’intéresse de plus en plus à l’énergie photovoltaïque. La centrale solaire de Noor, 7ème plus grande centrale solaire thermodynamique au monde, n’est que le début de leurs projets de développement. Lors de l’inauguration de celle-ci, le roi Mohammed IV a annoncé vouloir construire 3 nouveaux sites, comportant notamment la plus grande centrale solaire multi-technologique au monde avec une capacité de production de 580 mégawatts.

Centrale solaire de Noor au Maroc

Des emplois dans tous les domaines

Installation, programmation, innovation : les énergies renouvelables créent de l’emploi et recrutent. On compte aujourd’hui environ 300 000 emplois liés à ce secteur. Dans le public, les grands projets nécessitent de mobiliser beaucoup de personnel. En Octobre 2016 à Bordeaux, l’installation de trois hydroliennes sous le pont de pierre avaient nécessité l’utilisation d’une grue posée directement sur un bateau pour déposer des blocs de béton au fond de la Garonne. Ces travaux considérables ont besoin de personnel qualifié et compétent. D’autant plus que ces installations doivent être suivies, analysées, contrôlées et réparées par des techniciens tout au long de leur durée de vie, qui peut aller jusqu’à plusieurs décennies.

Chez le particulier, la rénovation énergétique au travers de panneaux solaires, de l’isolation thermique, l’installation de systèmes de production d’électricité et d’eau chaude de manière écologique requiert également l’utilisation d’une main d’œuvre experte. Sur un chantier, on peut alors rencontrer des ouvriers spécialisés dans l’installation de panneaux solaires, des professionnels agrées dans la gestion de fluides frigorigènes… Les métiers défilent et se complètent.

Au-delà du personnel sur le terrain, tous les services liés à une entreprise standard sont également nécessaires : comptabilité, administration des ventes, commerce, communication…

D’ici 2050, on estime à 900 000 personnes le nombre de personnes employées dans les énergies renouvelables.

 

Un potentiel infini

Nous ne sommes qu’au début de la transition énergétique opérées dans de nombreux pays. Cette transition se fait sur plusieurs décennies qui verront chacune leur lot d’innovations, de transformations et de développement.

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) instituée en Juillet 2016 par la loi transition énergétique et fixée par l’Etat, prévoit sur plusieurs années les investissements nécessaires au développement de la transition énergétique en France. L’Etat va alors fixer des objectifs mais également des moyens de parvenir à ces objectifs afin de développer une indépendance énergétique décarbonée, c’est à dire qui ne pollue plus. Une vraie feuille de route est alors mise en place pour aider les territoires à se développer mais également les entreprises qui participent à cette transition. On parle alors « d’emplois de la croissance verte ».

À l’échelle mondiale, les conséquences toujours plus néfastes de l’exploitation des énergies fossiles sont constamment pointées du doigt. La crise climatique liée aux pollutions fait partie des enjeux majeurs et inévitables de notre futur. L’écologie, le climat, les énergies sont au cœur des débats pour bien des années tant il reste à faire.

Chez Enerconfort, nous sommes spécialement investis dans la mission d’apporter à chacun de vous une transition énergétique facile et durable. Nous avons la conviction que chaque action, aussi infime soit-elle, a son importance et que mises bout-à-bout, les avancées seront gigantesques. Notre équipe ne cesse de s’élargir tant la demande s’accroit. Vous aussi, participez à la transition énergétique, contactez-nous pour tenter votre chance dans notre équipe.

Vous en avez peut-être entendu parler, la décision de fermer Fessenheim, la centrale nucléaire située dans le Haut-Rhin en Alsace pourrait être prise dès jeudi 6 Avril 2017. La fermeture de la plus vieille centrale nucléaire entraîne de nombreuses questions politiques, écologiques et énergétiques. Amon d’Enerconfort vous décrypte la situation.

 

Fessenheim, centrale nucléaire la plus vieille de France

Installée en bordure du Grand Canal d’Alsace, la centrale nucléaire de Fessenheim est la première et donc la plus vieille centrale en activité en France. Le projet de construction de cette centrale débutera en 1970 sous la présidence de Charles de Gaulle puis sera reprise et s’achèvera en 1977 avec Georges Pompidou. À l’origine, la centrale devait avoir une durée d’exploitation de 40 ans. En 2012, François Hollande a décidé de faire de la fermeture de la centrale de Fessenheim « fin 2016 » une de ses promesses de campagne.

Construction de la centrale nucléaire de Fessenheim

La construction de la «doyenne française» a commencé en 1971. Photo archives DNA

 

Accidents à répétition

Après chaque visite décennale, les inspections réalisées par l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire française) ont accordé la poursuite de l’exploitation de la centrale. De nombreux travaux ont été entrepris, notamment le renforcement de la dalle sous les réacteurs suite à l’accident de la centrale de Fukushima. De nombreux incidents vont apparaître, notamment au début des années 2000 :

  • Plusieurs personnes ont inhalé des vapeurs radioactives et ont été blessées par des vapeurs brulantes.
  • En 2012, une trentaine de pompiers ont du intervenir sur un départ de feu au niveau du matériel de refroidissement.
  • En 2014, des militants de Greenpeace s’introduisent dans la centrale nucléaire avant d’être arrêtés. Leur démarche soulève la question de la sécurité autour d’un site qui peut potentiellement devenir dangereux mais également pour rappeler les risques liés à l’énergie nucléaire.
  • Tout juste 3 semaines plus tard, une fuite conduit l’opérateur à arrêter un réacteur. La situation sera alors qualifiée d’incontrôlable.
Incidents et problèmes à la centrale de Fessenheim

Graphique représentant le nombre d’incidents à Fessenheim. Les niveaux 0 et 1 correspondent à l’échelle internationale des évenements nucléaires (INES)

 

Et l’environnement dans tout ça ?

Comme vous le savez peut-être, l’énergie nucléaire rejette peu de polluants dans l’air. Du moins, les rejets sont en dessous des seuils de pollution autorisés. Cependant, plusieurs questions se posent quant à un accident similaire à Tchernobyl ou Fukushima.

La centrale est située au-dessus d’une immense nappe phréatique qui alimente près de 6 millions de personnes. Si celle-ci venait à être contaminée, alors ce serait non seulement un problème conséquent pour ravitailler la population mais également un désastre écologique pour plusieurs générations. Certes les centrales sont constamment surveillées, testées, améliorées… Mais le risque est présent.

La centrale de Fessenheim est également placée sur une zone sismique qui pourrait avoir été dévaluée lors de sa conception et qui pourrait également entraîner une catastrophe.

Le risque terroriste soulevé par Greenpeace est également non négligeable. D’autant que l’association avait réussi à s’introduire facilement sur le site.

Enfin, nous souhaitons soulever la problématique des déchets bien trop souvent oubliés dans les débats. Jusqu’à quand pouvons-nous continuer de cacher des déchets radioactifs sous terre ? Comment les générations futures pourront vivre sur un sol miné d’uranium et d’autres produits radioactifs ? Chez Enerconfort, nous souhaitons sensibiliser chacun de vous afin d’entamer une transition énergétique basée sur le respect de l’environnement de manière durable.

 

Une situation sous tension

Après avoir suscité beaucoup d’intérêt au travers des incidents, manifestations et discours politiques, l’objectif est aujourd’hui d’entamer la fermeture de la centrale. Ce jeudi 6 Avril, EDF devrait réunir un conseil d’administration composé d’administrateurs salariés de la centrale et d’administrateurs indépendants. Actuellement, si une personne émet un vote contre la fermeture de la centrale, alors le décret de fermeture ne pourrait être pris. Si les administrateurs parvenaient à s’accorder sur la fermeture, alors celle-ci ne pourrait prendre effet que d’ici fin 2018 au moins afin de compenser la production hors service.

 

Aujourd’hui Enerconfort souhaite interpeler la population sur les risques et le danger de la prolongation de l’exploitation de la plus vieille centrale nucléaire de France. Celle-ci a déjà montré des faiblesses qui, si elles échappaient au contrôle des autorités compétentes, pourraient engendrer de graves problèmes pour l’environnement et pour l’Homme. Dans des moments comme celui-ci, nous sommes encore plus déterminés à promouvoir les énergies renouvelables comme une solution et non comme une alternative.

Oui, nous devons faire face aux problèmes du nucléaire, en adoptant une démarche environnementale basée sur des énergies renouvelables.